🩊Ce petit chien m’a apprivoisĂ© đŸ•

D’abord un extrait du Petit Prince : Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » – C’est une chose trop oubliĂ©e, dit le renard. Ça signifie « crĂ©er des liens
 ». – CrĂ©er des liens? – Bien sĂ»r, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable Ă  cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin…

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D’abord un extrait du Petit Prince :

Qu’est-ce que signifie « apprivoiser »

– C’est une chose trop oubliĂ©e, dit le renard. Ça signifie « crĂ©er des liens
 ».

– CrĂ©er des liens?

– Bien sĂ»r, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable Ă  cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable Ă  cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre.

Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde


– Je commence Ă  comprendre, dit le Petit Prince.

Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se

ressemblent, et tous les hommes se ressemblent.

Et puis Usko, un petit renard 🩊 dĂ©guisĂ© en chien 🐕.

Il n’a rien changĂ©. Il a tout dĂ©placĂ©.

Avant lui, les journées avaient des angles morts.

Les habitudes d’un veuf, des Ă©crans, des gestes rĂ©pĂ©tĂ©s, l’énergie du dĂ©sespoir.

Le corps suivait
 pas vraiment, mais sans l’habiter.

Et puis il est arrivĂ©, une cigogne me l’a apportĂ©. Sans thĂ©orie, sans grand projet, il est lĂ  et je dois en prendre soin. Ce petit chien ne sera jamais une serpilliĂšre Ă©motionnelle, mais a trouvĂ© sa place avec dignitĂ© dans ma vie, comme un ami.

Une mission de bienveillance envers cette petite Ăąme. Ce petit animal possĂšde un cƓur, il ne me trahira jamais.

Alors il a fallu sortir, le promener, Ă  pied, sur un vĂ©lo, le jour, la nuit au Marais, dans la forĂȘt, sur la dune, partout avec moi.

Marcher. Respirer autrement.

Regarder dehors au lieu de penser dedans.

Petit Ă  petit, sans bruit, quelque chose s’est ajustĂ©.

Le cƓur s’est calmĂ©. Il parle plus bas. 

De 60 Ă  56 battements par minute.

Pas parce qu’on lui a demandé 

Mais parce qu’il n’avait plus besoin de courir aprĂšs le reste et conquĂ©rir l’inutile. 

À l’ùre du numĂ©rique et des chiffres, j’ai comptĂ©. 

Les pas se sont multipliĂ©s, passant 

De 5 495 Ă  11 268  en moyenne par jour.

Le monde est devenu plus grand que l’écran.

Le corps s’est remis en mouvement.

De 163 à 426 calories actives brûlées chaque jour.

Simplement parce qu’il fallait vivre avec lui, remplir son univers de petit athlĂšte Ă  quatre pattes. 

Le temps debout a pris sa place.

De 5 heures Ă  8 heures par jour.

Moins assis, plus prĂ©sent, dans le mĂȘme souffle,

le stress a reculé. De 55 à 45.

Comme si la vie redevenait lisible.

Les pensĂ©es se sont espacĂ©es. Certes, il demeure le souvenir de ce qui a fait mal, alors quand cela arrive, je m’assieds avec lui, tout simplement et je m’en vais, par monts et par vaux avec ce compagnon qui m’explique tous les jours que la vie peut ĂȘtre simple quand on avance avec son cƓur. 

Les gestes et les personnes sont devenus plus vraies.

Moins de compensation et plus de sourires

Moins de remplissage et plus de présence.

Usko, mon petit Border de mer, ne m’a rien appris, mais il m’a rappelĂ©.

Que vivre, ce n’est pas remplir ses journĂ©es.

C’est les traverser avec amour.

Et que parfois, il suffit d’un chien, 

pour remettre un homme Ă  sa place :

dans son corps, dans son rythme, dans sa vie.

Je suis heureux avec toi Jojo

Une réponse

  1. Avatar de geogarsaud

    Association de bienfaiteurs 😉

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