Un petit chien m’a apprivoisé 🐕

Il n’a rien changé. Il a tout déplacé. Avant lui, les journées avaient des angles morts. Les habitudes d’un veuf, des écrans, des gestes répétés, l’énergie du désespoir. Le corps suivait… pas vraiment, mais sans l’habiter. Et puis il est arrivé, une cigogne me l’a apporté. Sans théorie, sans grand projet, il est là et…

Written by

Il n’a rien changé. Il a tout déplacé.

Avant lui, les journées avaient des angles morts.

Les habitudes d’un veuf, des écrans, des gestes répétés, l’énergie du désespoir.

Le corps suivait… pas vraiment, mais sans l’habiter.

Et puis il est arrivé, une cigogne me l’a apporté. Sans théorie, sans grand projet, il est là et je dois en prendre soin. Ce petit chien ne sera jamais une serpillière émotionnelle, mais trouvera sa place avec dignité dans ma vie, comme un ami.

Une mission de bienveillance envers cette petite âme. Ce petit animal possède un cœur, il ne me trahira jamais, a contrario des humains.

Alors il a fallu sortir, le promener, à pied, sur un vélo, le jour, la nuit au Marais, dans la forêt, sur la dune, partout avec moi.

Marcher. Respirer autrement.

Regarder dehors au lieu de penser dedans.

Petit à petit, sans bruit, quelque chose s’est ajusté.

Le cœur s’est calmé. Il parle plus bas. 

De 60 à 56 battements par minute.

Pas parce qu’on lui a demandé…

Mais parce qu’il n’avait plus besoin de courir après le reste et conquérir l’inutile. 

À l’ère du numérique et des chiffres, j’ai compté. 

Les pas se sont multipliés, passant 

De 5 495 à 11 268  en moyenne par jour.

Le monde est devenu plus grand que l’écran.

Le corps s’est remis en mouvement.

De 163 à 426 calories actives brûlées chaque jour.

Simplement parce qu’il fallait vivre avec lui, remplir son univers de petit athlète à quatre pattes. 

Le temps debout a pris sa place.

De 5 heures à 8 heures par jour.

Moins assis, plus présent.

Et dans le même souffle,

le stress a reculé.

De 55 à 45.

Comme si la vie redevenait lisible.

Les pensées se sont espacées. Certes, il demeure le souvenir de ce qui a fait mal, alors quand cela arrive, je m’assieds avec lui, tout simplement et je m’en vais, par monts et par vaux avec ce compagnon qui m’explique tout les jours que la vie peut être simple quand on avance avec son cœur. 

Les gestes sont devenus plus vrais.

Moins de compensation.

Moins de remplissage.

Moins de “à côté”.

Plus de présence.

Usko, mon petit Border, ne m’a rien appris, mais il m’a rappelé.

Que vivre, ce n’est pas remplir ses journées.

C’est les traverser.

Et que parfois, il suffit d’un chien, 

pour remettre un homme à sa place :

dans son corps, dans son rythme, dans sa vie.

Je suis heureux avec toi Jojo

Une réponse

  1. Avatar de geogarsaud

    Association de bienfaiteurs 😉

    J’aime

Répondre à geogarsaud Annuler la réponse.