La tempête s’éloigne, l’orage ne gouverne plus le cœur. Le ciel a chassé les lourds nuages noirs.
Les larmes versées aux torrents tumultueux se sont asséchées. Au fond de toi, il n’y a plus de fracas.
Maintenant luit une lampe tenue à la main.
Tu marches, plus lentement ce jour-là.
Non par fatigue, mais par exigence intérieure.
Le pas est lourd et assuré, la lampe éclaire ton chemin.
Quelque chose s’est réveillé en toi. C’est un appel clair, comme le tintement d’une clarine d’alpage entendue au loin.
Tu n’as pas besoin de courir vers elle, tu sais déjà ce que cela signifie.
Ton cœur, un instrument bien accordé, joue juste.
Au fond de toi résonne un accord parfait.
Seulement, lorsque l’astre de la nuit frappe à ton huis, le mental insiste.
Il repasse les scènes, il cherche ce qui aurait pu être dit ou fait autrement.
Mais tu ne te laisses plus emporter, tu observes, tu respires.
Tu as compris une chose simple :
« Aimer ne veut pas dire te perdre »
« Espérer ne veut pas dire t’illusionner »
« Donner ne veut pas dire t’abandonner »
Alors tu ajustes.
Tu retires doucement ton énergie des lieux où elle ne circule pas et tu t’éloignes tranquillement de ce qui ne te nourrit plus.
Sans colère.
Sans reproche.
Il y a encore en toi une étoile, mais elle ne brille plus pour convaincre.
Elle éclaire ton propre chemin.
Au centre, une lampe, peut être un phare pour les autres, mais une lumière pour toi, à l’automne de ta vie.
Et cela suffit.
☀️🌙💫


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