Il suffit parfois d’un regard posé sans insistance.
Des mots d’amour à peine dissimulés par de maladroites bienveillances.
C’est à travers l’autre que l’âme s’éveille.
L’étau sur le coeur se resserre comme un épervier sur sa proie.
Tout en elle touche, l’âme titube, ivre de sa beauté.
Le touché d’une corde à peine effleurée.
Les petites perles peinent aux paupières.
Elles ne pourront plus trahir cet élan du cœur.
Là où Cupidon arme, désarme, hésite, altère.
Son carquois se vide du bonheur.
La reconnaissance presque imperceptible de deux présences qui se frôlent et se disent, sans le dire :
« Je te vois… et je respire car tout en toi m’attire. »
Et si ce n’était qu’un passage, un simple accord suspendu dans l’air du soir, il aurait déjà rappelé que le cœur sait encore vibrer.
Il ne force ni la mesure ni le temps, il laisse la note résonner ou s’éteindre doucement, à son gré.
Parfois il est cruel d’arrêter la vibration parce que c’est écrit, par regret.
Alors je laisse résonner et j’égraine quelques notes… et l’air de rien :
Ce passage était vraiment bien.


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