La mort lente

On s’éteint peu à peu : quand on cesse de se déplacer intérieurement, quand les livres restent fermés, quand la musique ne traverse plus le corps, quand le regard ne s’émerveille plus. On s’éteint : lorsqu’on abîme son estime de soi, lorsqu’on refuse toute aide, lorsqu’on confond fierté et enfermement. On s’éteint : en devenant…

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On s’éteint peu à peu :

quand on cesse de se déplacer intérieurement,

quand les livres restent fermés,

quand la musique ne traverse plus le corps,

quand le regard ne s’émerveille plus.

On s’éteint :

lorsqu’on abîme son estime de soi,

lorsqu’on refuse toute aide,

lorsqu’on confond fierté et enfermement.

On s’éteint :

en devenant prisonnier de ses habitudes,

en répétant chaque jour les mêmes gestes,

en refusant de changer de route,

de couleur, de voix,

ou simplement d’aller vers l’inconnu.

On s’éteint :

en évitant la passion par peur de ses remous,

alors qu’elle seule éclaire le regard

et répare ce qui a été blessé.

On s’éteint enfin :

quand on ne change pas de direction

face au malheur,

quand on renonce à ses rêves,

quand on n’ose pas transformer sa vie.

Vivre demande du courage.

Celui d’oser maintenant.

Celui de risquer.

Celui de ne pas remettre à plus tard le droit d’être pleinement vivant. 🥰

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