Une version inspirée de …
Martha Medeiros – « A morte devagar »
(souvent attribué à tort à Pablo Neruda)
Il s’éteint doucement, celui qui laisse ses pas devenir mécaniques, qui traverse ses jours sans les habiter :
Celui qui regarde sans vraiment voir,
Celui qui écoute sans se laisser atteindre.
Il s’éteint doucement, celui qui préfère la sécurité au frémissement, qui appelle prudence ce qui n’est que peur, et sagesse ce qui n’est parfois que renoncement.
Il s’éteint doucement, celui qui s’habitue à lui-même, au point de ne plus se surprendre, qui confond la fidélité avec l’immobilité,et la paix avec l’absence de désir.
Il s’éteint doucement, celui qui tait ce qui brûle,
qui remet à plus tard ce qui appelle maintenant,
qui laisse la vie passer en attendant le moment juste.
Mais vivre, ce n’est pas éviter la chute, c’est accepter le vertige.
Vivre, c’est risquer une parole, un pas de côté,
une couleur nouvelle sur un jour ancien.
Alors choisis.
Non pas l’urgence, mais la présence.
Non pas le bruit, mais l’élan.
Car on ne meurt pas d’un coup.
On s’absente.
Ou bien… on s’ouvre.


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