Il n’y a pas très longtemps, je l’ai trouvée dans cet Erg, allongé sur le sable du Sahara.
La lune s’est tue vers trois heures, abandonnant sa clarté. À la lumière de l’étoile, je me suis éveillé. Le vent rafraîchissant le sable sur lequel je reposais.
C’est alors que je la vis, l’étoile que j’étais venu chercher, si loin de chez moi.
Une rencontre qui m’était dictée. Un court instant, une légère trajectoire dans l’univers étoilé.
Je l’entendis qui me disait « Je suis là». La paix m’envahit soudainement et j’ai souri. Mon voyage spirituel s’arrêta net, j’ai réalisé. L’univers me gratifiait de son amour que je savais éternel.
Maintenant, j’en suis persuadé, il existe un « ailleurs ». Nous n’aurons pas besoin de le chercher.
Depuis l’étoile de ma destinée brille, elle ne s’éteint pas.
Elle me rappelle mes années-lumière.
Du ciel, elle veille.
Ni le temps, ni l’absence ne l’ont déplacée.
Dans mon cœur, enfoui au plus profond,
ce qui a été donné dans l’amour demeure.
Je lève parfois les yeux, sans demander de signe.
Et je sais.
Je marche dans sa présence.
Je ne fuis pas.
Je n’attends pas.
Je ne succombe pas.
Je pose un pas, puis un autre, contre vents et marées, dans ce pays de Vendée.
L’une est devenue lumière.
Une autre étoile filante du peu qu’elle ait brillé, s’éteindra.
Je ne les oppose pas.
La croix et la bannière : le choix difficile d’oublier et de se tenir dans l’instant.
Et tant que je marche, l’étoile me rappellera depuis son Paradis blanc que je suis vivant.

Erg Chegaga, un lieu de marche, de dépouillement et d’horizon, où le temps ralentit.

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