Pour l’amour d’un Troll

Le bonheur c’est ce qui rend tout évident : deux cœurs qui ne font qu’un, l’accord parfait, en do dièse, en ré majeur, les rires, les routes, les silences complices, l’amour tout simplement. L’évidence qu’on attend d’une vie. Croire à la force du “nous”, à la force du destin. Alors je fonce vers toi, vers…

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Le bonheur c’est ce qui rend tout évident : deux cœurs qui ne font qu’un, l’accord parfait, en do dièse, en ré majeur, les rires, les routes, les silences complices, l’amour tout simplement.

L’évidence qu’on attend d’une vie.

Croire à la force du “nous”, à la force du destin.

Alors je fonce vers toi, vers nous, on verra bien.

Accueillir son passé n’est pas nécessairement ressasser. Parler de son passé n’est pas nécessairement ruminer. Nous pouvons nous tourner vers le passé pour y trouver un nouveau chemin plutôt que de s’y enfermer. Si je citais Aragon, ce serait « Les yeux d’Elsa » : Le verre n’est jamais aussi bleu qu’à sa brisure.

Un matin, on se réveille, le regard vide, sans plus savoir qui parle à travers soi.

Alors on comprend : il faut reprendre la route.

Pas pour fuir, mais pour respirer.

Je suis reparti avec mon petit Van, le compagnon fidèle, un dur au diesel tendre.

Il m’a vu triste à en mourir, il m’a entendu jurer, il m’a ramené à la réalité et la raison.

À chaque virage, il me rappelait que la liberté, ce n’est pas une fuite, c’est une fidélité à soi-même, c’est l’action de s’engager.

Avec lui, j’ai retrouvé le goût du vent, le silence des routes, la fraternité des inconnus croisés sur le chemin.

Et, au bout du voyage, j’ai compris :

l’amour, le vrai, ne retient pas.

Il accompagne.

Il laisse respirer, il est bienveillant.

Il met l’être aimé au centre de ses préoccupations.

Aimer, c’est trouver le courage de s’engager dans l’incertain.

Et parfois, il laisse partir.

Quand tu vis avec joie et engagement, tout le monde n’est pas prêt à te rejoindre là où tu es.

Cela ne veut pas dire que tu dois changer qui tu es.

L’espoir est vain parfois, mais la gratitude demeure.

Il est difficile d’oublier les instants de tendresse, les routes partagées, les rires, les aurores à deux.

J’ai appris que le bonheur coûte cher quand il se paie en silence. Il est facile de tout détruire d’un revers de manche, laissant place aux sanglots et remords.

Et qu’aimer, c’est parfois savoir s’éloigner pour que l’autre se retrouve et lorsque les âmes sont purifiées, les corps et les cœurs se rejoignent.

Cela m’a aidé à rouvrir mon cœur, lorsque je vois mon étoile dans le ciel.

Malgré la douleur, le manque, on est confiant en l’univers et ouvert à toute belle chose.

Cela m’a rappelé que j’étais encore vivant, capable d’émotion, de vulnérabilité, de passion.

La solitude choisie nourrit, la compagnie sans partage appauvrit. On peut se perdre et se retrouver parce qu’aimer est plus que vivre.

Je conserve cela comme un cadeau du ciel.

Alors oui, alors, il y a la solitude, le manque, le vide des matins sans messages, sans câlins.

C’est dur, et c’est le fardeau que l’on porte. Une tartine d’amertume que l’on prend au petit déjeuner tous les matins. Faire un deuil, c’est distiller au quotidien cette souffrance. La gomme du temps éloigne les vagues. Le cœur devient calme comme un lac gelé.

Alors dans mes rêves, lorsque je suis en paix, je me suis mis à rêver, à imaginer que la dame est installée non loin de chez moi, à la mer. Là où le soleil tombe le soir, au rythme des marées. Elle a enfin sa respiration, elle est heureuse. Nous nous sommes retrouvés devant cette nouvelle partition de la vie. Une clé de Sol pour une belle soprano et une clé de Fa pour le petit Troll, mascotte du Van qui pleurait jusqu’alors sa petite Trollesse.

Nous savourons ensemble la paix, la sérénité, l’amour, dans un univers dépollué de la vénalité.

Oubliant ensemble les barrières sociales et culturelles pour se tourner vers les autres avec bienveillance.

Allez viens ma belle Trollesse, on va faire un tour, main dans la main pour partager notre destin !

Je t’aime déjà.

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