L’avènement du Papa en slip

C’est la canicule et là, vacances terminées, c’est la ruée vers la fraîcheur. Il ne faut pas être alchimiste pour comprendre qu’ici l’or ne vaut pas une bonne douche et le spectacle qui s’en suit. L’aventure commence dans le salon.  Papa nous gratifie comme à l’accoutumée lorsqu’il fait chaud de son physique rondouillard vêtu d’un…

C’est la canicule et là, vacances terminées, c’est la ruée vers la fraîcheur. Il ne faut pas être alchimiste pour comprendre qu’ici l’or ne vaut pas une bonne douche et le spectacle qui s’en suit. L’aventure commence dans le salon.  Papa nous gratifie comme à l’accoutumée lorsqu’il fait chaud de son physique rondouillard vêtu d’un simple slip. Ce vêtement pour restaurer la mode du prêt-à-porter masculin et du dessous chic bourgeois a évolué de l’Australie vers l’animal domestique. Le Boxer rendit célèbre une marque de pneumatiques. Ceci eut pour conséquence de faire disparaître la poche frontale appelée par abus de langage « Kangourou ». Skippy eut bien du mal à faire son deuil. Ainsi Papa, pudeur absente, déambule de la cuisine jusqu’au salon affublé d’un simple tissu élastique ceinturant son anatomie de géniteur confirmé. Les enfants trop occupés par leur console ne font pas attention à cette scène bucolique mettant en scène, lui le Bifrons appartenu autrefois à Dionysos, grand gaillard barbu et éphèbe androgyne. Seule Maman le suit d’un œil amusé et amoureux, cet énergumène qu’elle a confondu autrefois dans un moment de folie avec Apollon. Heureusement l’automne et la reprise d’activités saines, vécues dans les transports bondés et les supermarchés sans poésie, sonneront le glas de cette tragédie comique.  L’aventurier issu de l’évolution primitive du Sapiens domestique, Papa. Celui-ci après un mode héroïque retournera à son anonymat, héros éphémère d’un été très chaud.

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