À ma compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
M’ont fait paraître court le chemin
J’avais pourtant proposé au Malin
Mon âme en échange de la sienne
Le diable préféra la faux à la mienne
Maintenant dans un avenir désespérant
Laisser voir cette mélancolie chaque instant
Toutes ces chères images disparues
Toutes mes espérances d’un jour déçues
Nous serons elle et moi dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes de notre chemin
Mais si je n’ai pas manqué notre vie
Je songe alangui avec un peu d’envie
À tous nos bonheurs vécus
À ses yeux que je n’ai jamais revus
Alors, aux soirs de profonde lassitude
Tout en peuplant ma solitude à languir
De tous ces fantômes du souvenir
Je retiens mes pleurs, les lèvres absentes
Attendant de retrouver une belle passante

Le 25 mai, il y aura trois ans

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