Il était une fois un minot qui jouait au domino avec ses grands parents, il prenait soin de bien les aligner ces petits rectangles, tels des morceaux de sucres dans un sucrier. Tandis qu’ils jouaient, Papy avec nostalgie lui raconta l’histoire de leur vie et il découvrit alors qu’il était un descendant de minotiers des grands Moulins de Pantin.
Ses grands parents autrefois travaillaient à l’ensachage de la farine où quelques 220 ouvriers faisaient vivre ici à Pantin, leur famille. Puis, après de nombreuses déconvenues, les guerres, incendie, héritage, la minoterie de Pantin a fermé et ce grand moulin industriel est devenu le théâtre d’investissements immobiliers que l’on appelle réhabilitation, soit à transformer du vieux en du neuf pour le bien de tous et surtout celui des investisseurs.
Ces grands moulins gloutons de farines avalaient quintaux de farines en leur temps et avaient nourris depuis des décennies bon nombre de Parisiens avant d’être livré en pâture à des spéculateurs. BNP Paribas ayant renforcé la présence significative du Groupe en Seine-Saint-Denis et son rôle économique, culturel et social croissant se traduisant par des engagements tels que le projet banlieue. Les moulins fermés sont transformés en bureaux.
Le minot ayant grandi, travaille désormais dans un bureau, ici point de farines, il prend son repas à la cafétéria qui abritait autrefois la chaufferie. Après son travail, il rentre chez lui dans sa banlieue, achète le pain et salue de la part de Papy et Mamie, « Francine et Campaillette », enfants et héritiers spirituels des Grands Moulins de Paris.

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