Le remède à l’oubli

La restructuration ou l’étape ultime du deuil débouche sur une nouvelle approche de la vie.  L’âme déstructurée finit après des périodes d’abattement par se réveiller de ce grand sommeil peuplé de cauchemars. Le sommeil reste pourtant un abri, un port aux eaux tranquilles, véritable refuge de l’oubli, une fuite en avant.  Idéalisant le passé comme…

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La restructuration ou l’étape ultime du deuil débouche sur une nouvelle approche de la vie.  L’âme déstructurée finit après des périodes d’abattement par se réveiller de ce grand sommeil peuplé de cauchemars. Le sommeil reste pourtant un abri, un port aux eaux tranquilles, véritable refuge de l’oubli, une fuite en avant.  Idéalisant le passé comme une référence, un référentiel du chagrin, c’est comme un retour à la civilisation après une longue marche dans le désert. La ligne de la main comprend désormais une nouvelle trajectoire, une dynamique qui sort enfin l’être de l’abattement. Parfois cherchant encore des réponses sur ce qui aurait dû être et qui n’a pas été. Se posant la question en se focalisant sur le regret, le remords qui a pu conduire à cet anéantissement. Anesthésié , épuisante la tragédie vécue n’est plus qu’une plaie que l’on sent à peine cicatrisée, attendant le faux pas pour retourner à la case départ de la souffrance. L’oubli, un postulat plutôt qu’une candidature, oui je suis candidat à l’oubli, mais on n’oubliera rien, l’on s’habituera c’est tout. 

Oublions alors afin de retrouver de tendres souvenirs.

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