Il était là, tapi dans l’ombre, le démon celui de minuit, de midi, de tout les temps. Lourd de son secret, le stick bien aligné, prêt à sauter. Il ne demandait que cela, lui et sa vieille amie. Une paysanne convertie dont le visage s’est transformé au fil de sa faux en celui d’une vieille sorcière, face hideuse, le bras armé de la mort que l’on reconnaît à son capiteux parfum lorsqu’il vous enivre. Guetteur patient, il reconnaissait ces instants de solitude, d’abattement, de faiblesse, de vieillesse pour intervenir. En régime commandé, programmé, le bourreau fait son office à visage découvert. Il n’en avait cure du bonheur, son domaine c’est le malheur. Insomniaque, ne dormant que d’un œil, il prend son temps, il savoure, se délecte. Le rituel est simple, après avoir frappé, la veille harpie viendra goûter et d’un mouvement de tête acquiescera et puis signera au bas du contrat, mention «lu et approuvé, je prends» La proie, aux signes avant-coureurs de la désolation lui a téléphoné, voire juste un texto. Le contact était toujours dans le carnet d’adresse de la dernière désolation. Sitôt l’appel passé, le diable est au rendez-vous, le parachute déployé, il a sauté. Déguisé, il prit alors l’apparence humaine, posant mille questions existentielles à cette proie en mal de foi. Mélange ésotérique du mythique, du mystique, chamaniste travesti, investi du pouvoir de guérison , culte de l’illusion des âmes sensibles. Profitant de la faiblesse de l’être, le démon se dévoila, sonna son tambour, et arma le coup qui se voulait mortel. Alors, descendant du ciel, un ange est apparu, le bras armé des cieux, c’est un cavalier. Le bouclier étincelant, son cheval, crinière au vent, il est lui aussi en service commandé. Et n’en déplaise, il guerroie aussi sur ses terres et il va en découdre et ne pas laisser faire cette petite combine sournoise entre un démon et sa petite amie la faucheuse. Saint Georges combattait le dragon , et peu importe l’ennemi, sauva sa belle de la bête. Ici, point de dragon, il y a le démon. D’un coup d’épée, il décapita et tua la bête. Une fois terminée, il s’en alla comme il était venu, guerrier héroïque défenseur de la foi, puis revint en paix retrouver ses frères d’armes et de cœur Gabriel, Michel élevés au rang d’archange de Dieu, bienveillants à notre devenir.
Le démon
Il était là, tapi dans l’ombre, le démon celui de minuit, de midi, de tout les temps. Lourd de son secret, le stick bien aligné, prêt à sauter. Il ne demandait que cela, lui et sa vieille amie. Une paysanne convertie dont le visage s’est transformé au fil de sa faux en celui d’une vieille sorcière,…

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