Entre les vagues, il y a la vie.

La perte d’un être cher est un naufrage, une tempête. Quand le bateau sombre, au début, tu te noies, avec des morceaux d’épave qui flottent tout autour de toi. Tous ces débris qui ne font que te rappeler douloureusement la beauté, l’éclat, la splendeur passée de ce navire qui était, et qui n’est plus. Et…

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La perte d’un être cher est un naufrage, une tempête. Quand le bateau sombre, au début, tu te noies, avec des morceaux d’épave qui flottent tout autour de toi. Tous ces débris qui ne font que te rappeler douloureusement la beauté, l’éclat, la splendeur passée de ce navire qui était, et qui n’est plus.

Et voilà tout ce que tu peux faire : flotter. Tu chercheras un morceau d’épave, tu t’y accrocheras pendant un moment. Ce sera peut-être un objet matériel. Cela pourra être un souvenir heureux, une photographie. Cela pourra être aussi une autre personne, naufragé comme toi de ce bateau, qui lui aussi essaye tant bien que mal de rester à la surface.

Pendant un temps, tout ce que tu pourras faire pour ton salut, c’est flotter, ballotté par les éléments. Essayer de rester en vie.

Au début, tu seras pris au cœur de la tempête, des vagues de 30 mètres qui s’abattent contre toi sans merci. Elles arrivent toutes les 10 secondes, et elles ne te laissent même pas le temps de reprendre ton souffle. Tout ce que tu peux faire, c’est t’accrocher, subir, flotter.

Après un moment, peut-être des semaines, peut-être des mois, les vagues seront toujours aussi énormes, mais tu verras qu’elles seront un petit peu plus espacées, elles te laisseront un peu plus de répit. Bien sûr, quand elles s’écrasent sur toi, elles t’engloutissent toujours, t’entraînent par le fond dans un tourbillon d’écume… Mais entre-temps, tu peux respirer, tu peux vivre.

Tu ne sauras jamais à l’avance ce qui déclenchera cette vague de chagrin. Cela pourra être une chanson, une photo, le croisement d’une rue, l’odeur d’une tasse de café chaud. Cela peut être tout et n’importe quoi… et les vagues continuent à se briser sur toi.

Mais entre les vagues, il y a la vie.

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